Levinas après-coup – avant-propos : 25 ans de la mort d’Emmanuel Levinas

24 February 2021

Levinas après-coup – avant-propos : 25 ans de la mort d’Emmanuel Levinas

Place_Emmanuel-Levinas, Paris ; Image crédit : Wikimedia Commons

Il y a 25 ans exactement, Emmanuel Levinas disparaissait. Ce fut comme si une digue avait lâché. Des milliers de pages de commentaires lui furent consacrés. Un phénomène. Inévitablement, son nom se substitua à sa pensée. Quasi-mot magique. Partant, ce qui disparut dans cette apparition incessante de son nom, ce fût la pensée elle-même, la radicalité de sa philosophie et le bouleversement qu’elle a introduit à l’intérieur de la philosophie occidentale. Nous désirons nous remettre à lire Levinas. Ceci n’est pas une expression. Nous prenons prétexte de cette date pour proposer, à qui le souhaite, l’invention collective d’une gigantesque machine de lecture – c’est-à-dire d’écriture – du corpus levinassien. Prendre Levinas à la lettre, à la phrase. Scruter son texte ligne à ligne, microscopiquement et inventer de la pensée depuis ce qu’il nous lègue. Le texte qui vient peut être lu comme un avant-propos. Il tourne autour de deux phrases de Levinas. Deux phrases que nous entendons comme un traité sur le langage (c’est-à-dire la langue, c’est-à-dire le dit, c’est-à-dire le dire, c’est-à-dire le dédire, c’est-à-dire l’impossible, c’est-à-dire l’écriture, c’est-à-dire c’est-à-dire…)

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